La Covid-19, ainsi que le confinement, a permis aux Français d’épargner : selon la Banque de France, pas moins de 85,6 milliards d’euros ont été cumulés sur les comptes au cours des mois d’avril, mai et juin 2020 ! Pourtant, une récente étude du Conseil d’Analyse Économique, rattaché à Matignon, a pointé une inégalité flagrante : 20% des ménages français auraient accumulé 70% de cette épargne. Un chiffre qui montre, selon les professionnels comme Thibault Gond, que le confinement aurait plus profité aux plus aisés. Le point.

Une répartition inégale de l’épargne

Le Conseil d’Analyse Économique a, au travers de son étude, évalué l’épargne supplémentaire depuis le début du confinement. Les résultats montrent que seulement 20 % des ménages français seraient à l’origine de 70 % de la hausse de l’épargne. Les experts déclarent qu’« alors que l’épargne est très au-dessus de la normale pour les plus aisés, elle est en dessous pour les plus modestes ».

L’étude publiée par Thibault Gond sur son compte twitter met également en avant que l’endettement des plus modestes a augmenté tandis que leur épargne a considérablement baissé pendant la crise sanitaire due à la pandémie mondiale de la Covid-19. Il apparaît que les ménages à revenus modestes n’ont en effet pas beaucoup baissé leur consommation, un phénomène expliqué par le fait que cette population se concentre plus sur les biens essentiels.

Que faire ?

Philippe Martin, Président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE), explique suite à cette étude qu’ « aujourd’hui, il faut surtout aider les plus modestes. Le gouvernement va annoncer dans les prochains jours un certain nombre d’aides. Plusieurs pourraient être intéressantes, comme une prime pour augmenter le RSA, pour les étudiants boursiers, ou une revalorisation de l’APL (aide personnalisée au logement). Cela peut également être un chèque COVID ciblé vers les ménages les plus modestes ». Il est toutefois important que ces aides soient bien ciblées afin d’effectivement venir en aide aux personnes en situation de précarité.

Il ajoute également que « la priorité n’est pas d’augmenter les impôts ». Ces propos viennent en réponse au débat sur le budget 2021 et sur le plan de relance qui s’est ouvert lundi dernier en plénière à l’Assemblée nationale. La gauche réclame en effet une nouvelle taxation des plus riches au vu des résultats de l’étude du CAE sur l’épargne. Si le débat promet d’être houleux, Emmanuel Macron s’est entre temps engagé à renforcer le plan pauvreté.

Les classes aisées françaises épargnent le plus

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